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HELLFEST : Je n'ai jamais imaginé rencontrer un tel succès !

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Il n’y a pas de doute, le Hellfest à Clisson est aujourd’hui un festival connu et reconnu au-delà des frontières hexagonales. À un mois du lancement de l’édition 2018 (22-24 juin), Benjamin Barbaud, fondateur du Hellfest et aujourd’hui à la tête de Hellfest Productions, raconte l’histoire de cette aventure.

Cette 13 édition du Hellfest affiche complet depuis des mois. Comment expliquez-vous la réussite de ce festival hors normes ?

Je n’ai jamais imaginé rencontrer un tel succès ! Comme n’importe quel entrepreneur, j’ai eu des moments de doute et nous avons bien sûr connu des difficultés, mais j’y ai toujours cru. Il y avait peut-être une certaine naïveté de notre part en créant ce festival, c’est sûrement pour cela qu’on a osé prendre des risques [rires] ! Mais ça paye ! Je pense que nos choix musicaux ou scénographiques sont la clef de notre succès. On a toujours eu à cœur d’offrir autre chose et notamment des groupes pointus dans des styles rarement proposés. Mais je reste lucide : tout ceci peut s’arrêter du jour au lendemain.

L’un de vos points forts est justement la scénographie du festival…

Cela a toujours été notre volonté, même si c’est un investissement conséquent. Par exemple, en 2012, nous avions transformé 24 containers ; l’an passé, il y en avait 84 et pour cette édition, on en comptera 107. La scénographie contribue à l’expérience globale que nous offrons : musique extrême, visuels forts, rencontres intenses… Cela permet aussi de se démarquer et de fidéliser. La scénographie passe aussi par les festivaliers avec leurs styles vestimentaires ou leurs tatouages.

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Comment gère-t-on un festival de cette ampleur ?

Je délègue ! Toutes les personnes qui gravitent autour de ce projet se le sont accaparés, donc c’est plus facile pour moi [sourire]. J’accepte de ne pas connaître toutes les fi-celles du festival. Je prends les décisions les plus importantes, mais je ne sais pas tout. On a aussi su créer une vraie synergie avec et entre les bénévoles, qu’ils soient retraités ou étudiants.

Et puis vous êtes soutenus par la population et la mairie…

C’est vrai, mais je précise que nous ne recevons aucune subvention de la mairie, car selon nous ce n’est pas son rôle. Nous nous auto-finançons à 100 % ! Je suis heureux de contribuer à la vie de Clisson, ma ville. Et on n’a pas vocation à s’agrandir – faut savoir rester les pieds sur terre ! Les festivaliers sont accueillis avec bienveillance grâce à leur comportement exemplaire. Le public peut paraître agressif, mais ce n’est pas du tout le cas. L’ambiance est bon enfant.

Pouvez-vous nous raconter une anecdote ou un événement marquant du festival ?

Mes anecdotes sont émaillées de sentiments, donc c’est difficile d’en raconter une. Par contre, le festival de 2007 sous la pluie, les pieds dans la boue a été un moment compliqué et marquant à la fois. Travailler pendant un an pour se rendre compte que le mauvais temps peut tout remettre en cause… Cela a été un tournant pour moi. Aujourd’hui, on essaie de prévoir tout ce dont les festivaliers vont avoir besoin, quel que soit le temps.

Êtes-vous fier de ce que vous avez accompli ?

Il y a une certaine fierté, bien sûr, mais j’ai conscience de là où je n’ai pas été bon et j’essaie toujours de m’améliorer ! Surtout, j’essaie de rester accessible et simple…

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